ADFE Australie, Nouvelle Zélande, Pacifique Sud

Sunday, April 11, 2010

L'Australie, championne de la hausse des taux


Si l'on se plaît à manier les euphémismes, on parlera d'une simple différence de rythme.

Tandis qu'aux Etats-Unis, en Europe, au Royaume-Uni ou au Japon, les banques centrales continuent de maintenir leurs taux à un niveau plancher, l'Australie s'est offert, le 6 avril, une nouvelle hausse du loyer de l'argent. La cinquième depuis octobre 2009.

Avec ce tour de vis supplémentaire d'un quart de point, la Reserve Bank of Australia (RBA) a porté son principal taux directeur à 4,25 %, son plus haut niveau depuis quatorze mois. Et ce n'est pas fini : les experts s'attendent à ce qu'il soit encore relevé jusqu'à atteindre entre 5 % et 5,25 % d'ici à la fin de l'année.

"L'économie est en meilleure forme que ce que tout un chacun osait espérer, il est donc naturel que les taux reviennent vers la moyenne du passé", a souligné dans une note Rory Robertson, stratégiste chez Macquarie.

L'Australie, une exception parmi les économies avancées ? Le pays peut se vanter d'avoir achevé en 2009 sa dix-neuvième année consécutive de croissance. Il est même l'un des rares Etats industrialisés à n'avoir pas basculé dans la récession en 2009 : son produit intérieur brut (PIB) a progressé de 2,7 %. Le pays a été à peine égratigné par le climat de déprime générale régnant dans presque tous les pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), sur fond de chômage élevé et de déficits qui explosent.

D'un côté, il faut le dire, l'Australie est un "lucky country", une nation chanceuse, selon l'expression du sociologue Donald Horne. Pas trop éloignée de l'Asie orientale, elle a profité à plein de l'appétit de la Chine pour ses matières premières - charbon, or, uranium et minerai de fer. Malgré l'effondrement du commerce mondial, ses exportations ont été littéralement dopées par le colossal plan de relance adopté par Pékin fin 2008 (450 milliards d'euros).

Mais sa bonne santé économique, l'Australie la doit aussi à elle-même. Le pays a mené depuis quinze ans une politique volontariste de libéralisation et de lutte contre les distorsions de concurrence. Un effort qui, selon un récent rapport de l'OCDE, a permis un formidable accroissement de la productivité. En élève modèle, le pays a utilisé les surplus dégagés par ces réformes pour se désendetter. Et acquérir des marges de manoeuvre budgétaires bien utiles en temps de crise.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : sa dette rapportée au PIB est de 15,9 %, tandis que celle de la France atteint 84,5 % et celle de la Grèce... 113 %.

Autant dire que l'Australie est à des années-lumière d'une Europe violemment secouée par le psychodrame grec. Avec un Etat membre au bord de la faillite, l'heure de la normalisation monétaire est loin d'avoir sonné en zone euro. Sans surprise, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé, jeudi 8 avril, qu'elle gardait son taux directeur inchangé à 1 %. Un plus bas niveau historique, en vigueur depuis déjà onze mois.

L'institution présidée par Jean-Claude Trichet n'est pas la seule à vouloir y aller "piano ". Le patron de la Réserve fédérale américaine (Fed), Ben Bernanke, a affirmé mercredi que les Etats-Unis étaient encore "loin d'être tirés d'affaire". En clair, qu'il ne se précipiterait pas pour relever les taux d'intérêt de la Fed, aujourd'hui à 0 %.

Au Japon, englué depuis un an dans une profonde déflation, l'institut d'émission a décidé, le 7 avril, de laisser son taux au niveau minimaliste de 0,10 %. Immobile, aussi, la Banque d'Angleterre, qui a annoncé, le 8 avril, le maintien de son taux à 0,5 %. L'écart avec la banque centrale australienne n'est pas prêt de se combler.

Marie de Vergès

Article paru dans le journal Le Monde du 11.04.10

Tuesday, March 23, 2010

Régionales du 21 mars


12 à 10 au rugby, 48 jours pour le tour du monde à la voile, 21 régions à une : trois grands chelems en un week-end, c’est revigorant !

À la suite du scrutin du 14 mars, 12 triangulaires avec le Front national, une avec le Modem, une quadrangulaire avec les autonomistes corses, 8 duels gauche-droite étaient à gagner.

Les résultats vous les connaissez :

  • 20 régions ont une majorité de gauche qui gagne la Corse, l’Alsace reste à droite et le Languedoc-Roussillon dans le populisme.
  • Globalement, la gauche pèse 55% des suffrages exprimés, le droite 36% et le FN 9%, ce qui est une mesure encourageante des rapports de force malgré le score du FN dans certaines régions.

Tous les ministres qui étaient candidats ont été sèchement battus, ce qui est un message clair au gouvernement. En outremer, la Guadeloupe si chère au cœur de Mme Penchard, ministre de l’outre-mer, avait confirmé la majorité de gauche la semaine dernière. En Guyane un tour de passe-passe pas très honnête permet à un exclus du PS (il n’y a pas que Frêche !) d’être investi par l’UMP contre Christine Taubira (MRG-DVG) : résultat donc douteux. À la Réunion le potentat local, Paul Vergès, refuse l’union des gauches et se fait battre par la droite. La Martinique reste à gauche.

Un encouragement net pour le PS et pour la gauche à qui le pays a gardé une confiance certaine. Le plaisir de voir ainsi rabattu le caquet des Lefebvre, Bertrand, Estrosi. Mais pas de glorification ni encore moins de triomphalisme. Certes c’est une excellente chose que les exécutifs régionaux soient de gauche : ils peuvent, en partie, pallier les dégâts de la casse sociale et humaine sarkozienne. Mais, et je l’ai écrit à de nombreuses occasions, le PS ne peut se contenter de gérer les collectivités territoriales. Il a vocation nationale et européenne.


Il doit donc se mettre en position de gagner les élections nationales à commencer par la première d’entre elles, la présidentielle. Et pour cela, il doit non seulement refaire son projet politique et ses propositions au pays mais il doit créer un mouvement social qui accompagne la démarche politique. C’est une des fonctions essentielles du parti : assurer la jonction entre les deux mouvements. Les conventions thématiques dont le calendrier pour 2010 et 2011 a été publié devraient lancer un nouveau projet socialiste et européen, préciser les modalités de la primaire et donner dynamisme à l’union des gauches rose-verte-rouge. Il faut en même temps que les sections s’engagent bien davantage dans la vie militante et associative.

Ce n’est pas à moi de développer ce que cette défaite humiliante vaut pour la droite. Je retiens, car c’est intéressant pour nous, que l’union de toutes les droites sonne le glas de la majorité électorale. Faire disparaître l’UDF, qui était l’expression d’une des deux grandes familles des droites en France, a été une erreur fatale.

Seconde observation : attendons-nous au pire. L’enseignement que la droite tire de ces élections, c’est la nécessité de revenir, comme ils disent, « aux fondamentaux ». Entendez par là aux engagements les plus réactionnaires voir plus de leur politique : éliminer les ministres dits d’ouverture qui effectivement ne servent à rien, retour vers les valeurs de la France rurale, interdiction de la burqa, …)
Nicolas Sarkozy ne devrait pas faire passer en force une réforme des collectivités locales refusées par 21 régions sur 22: le comprendra t il ?
Enfin, nous nous rapprochons à petits pas d’un Sénat à majorité de gauche, ce qui changerait considérablement le rapport des forces parlementaires !

C’est une victoire nette qui renforce la place de Martine Aubry à la tête du PS : son ambition pour le PS, sa stratégie d’union des gauches, sa capacité à unifier, son refus de se courber devant les grands féodaux provinciaux ont été plébiscités.
Un Parti revigoré, un leadership incontestable, une stratégie claire : trois conditions pour la victoire aux présidentielles. En restent deux encore à remplir : désigner un candidat capable de gagner et ceci sans casser le parti ; créer une dynamique programmatique et militante avec les Verts ce qui ne sera pas chose simple.

Le vrai travail commence demain matin.

Richard Yung - Sénateur représentant les Français établis hors de France.

http://www.senateursdesfrancaisdumonde.net/

Wednesday, July 15, 2009

Le Comité d'Information Médicales


Le Comité d'Information Médicales (CIMED) a été créé en 1978 et est composé d'un college d'une trentaine de medecins bénévoles specialisés dans la médecine du voyage.

Le CIMED, qui est présidé par le Dr. Catherine Goujon de l'Institut Pasteur et qui exerce son activité au sein de de la Maison des Francais de l'étranger (MFE), se reunit une fois par semaine pour valider des fiches "santé" portant sur la situation médico-sanitaire de plus de 200 villes dans le monde.

Ces dossiers, mis en ligne sur le site internet http://www.cimed.org/ et dont une partie est accessible au grand public, alimentent une base de donnes a laquelle sont abonnes quelque 60 organismes et institutions publics ou privés ainsi que des entreprises présentes a l'international.

Le colloque annuel du CIMED aura lieu le mardi 29 Septembre 2009 a la Maison de L'Amérique latine sur le theme de "l'Afrique centrale".

Monday, January 19, 2009

Le Conseil constitutionnel nous donne raison en annulant deux dispositions de la loi électorale sur la désignation des députés de l’étranger

Le Conseil constitutionnel, saisi par un groupe de députés et de sénateurs socialistes, vient d’annuler deux dispositions particulièrement choquantes du projet de loi gouvernemental organisant le mode de désignation des nouveaux députés des Français de l’étranger.



On se souvient que le Gouvernement voulait, par divers artifices, limiter à sept, huit, ou neuf le nombre de députés des Français de l’étranger alors qu’en raison de notre nombre (1,4 million d’immatriculés), nous avons droit à une douzaine de députés.

Le Conseil constitutionnel vient de rappeler le principe “d’égalité devant la loi de tous les citoyens” et donc demandé que “le nombre de députés soit fixé et les circonscriptions délimitées en fonction de la totalité de la population enregistrée”. Voilà qui devrait nous garantir les onze ou douze députés attendus.

On se souvient également que le gouvernement se réservait de larges marges de manoeuvre en matière de découpage des circonscriptions électorales des Français de l’étranger.

Le Conseil constitutionnel vient de lui rappeler que, sauf exception spécialement justifiée par des considérations géographiques, la population d’une circonscription donnée ne pourra s’écarter de plus de 20%, vers le haut ou vers le bas, de la moyenne nationale.

Une belle victoire du droit sur les velléités de manipulation et d’arbitraire !

Decision du Conseil Constitutionnel

Monday, November 17, 2008

Bernard Kouchner s’exprime sur le budget 2009 de son ministère

M. Bernard Kouchner vient d’être auditionné par la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale dans le cadre de la discussion sur le budget 2009 de son ministère. Ceci permet de récolter un certain nombre d’informations intéressantes.


L’on apprend ainsi que 700 emplois seront supprimés dans son ministère dans les trois prochaines années, dans la mesure où sur 900 départs à la retraite sur la période, seuls 200 agents seront remplacés. Il se confirme aussi que les ambassades seront désormais réparties en trois catégories, allant par importance croissante des ambassades assurant une simple présence diplomatique à celles qui se concentreront sur des missions prioritaires, enfin à celles dotées de compétences élargies. Au passage le ministre nous indique que l’ambassade de France en Allemagne qui compte 400 agents, devrait voir ses effectifs diminuer de moitié.

En matière d’enseignement français à l’étranger, le ministre reconnaît que les frais de scolarité ont augmenté, et vont encore augmenter “de 6 à 7%”. Précision intéressante, il ajoute : “Nous nous efforçons de trouver un juste milieu entre la gratuité et le sacrifice des familles, même si cette mesure généreuse pénalise un peu les élèves locaux, ce qui n’est pas le but visé.”

Toujours sur le même sujet, M.Kouchner précise aussi :”L’enveloppe des bourses sera malheureusement limitée cette année ; avec 5 millions d’euros en moins, il sera extrêmement difficile de respecter les engagements présidentiels.”

Et il annonce une modification du système de prise en charge des écolages dans les classes de lycée :”Par souci élémentaire d’équité, nous souhaitons soumettre la mesure de gratuité de la scolarité à un double plafonnement. D’une part, le tarif de l’inscription sera plafonné au niveau du coût moyen d’un lycéen scolarisé en France, soit 7 000 ou 8 000 euros. D’autre part, l’exonération sera accordée en fonction du revenu parental, les associations proposant un plafond de 150 000 euros par an, ce qui me semble un peu élevé. ” Signalons au passage que nous ne connaissons pas les associations qui ont proposé un tel plafond, et que nous n’en faisons, bien entendu, pas partie!

Signalons enfin que le Ministre a assuré les députés que l’effort français en matière d’aide au développement serait maintenu, grâce à une “enveloppe supplémentaire de 90 millions d’euros”, obtenue “en dehors des arbitrages budgétaires, déjà clos”.

Vous pouvez télécharger le compte rendu de l’audition du ministre (5 novembre 2008).
Nul doute que l’on en apprendra plus sur ces différents points au fil du débat budgétaire, tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat.

Wednesday, August 13, 2008

Promise par M. Sarkozy, la gratuité de la scolarité à l'étranger s'annonce coûteuse


Selon le Canard enchaîné du mercredi 13 août, l'engagement du président Nicolas Sarkozy d'assurer la gratuité des frais de scolarité à l'étranger coûtera à l'Etat 713 millions d'euros par an, d'ici à dix ans, quand elle aura été appliquée jusqu'aux classes de CP.
L'hebdomadaire cite une simulation effectuée par l'Agence française de l'enseignement à l'étranger du ministère des affaires étrangères, qui n'a pas été publiée. Interrogé par l'AFP, le Quai d'Orsay ne confirme pas ce montant.
"Comme vous le savez, le président de la République avait pris lors de la campagne électorale l'engagement que la communauté nationale prendrait en charge les frais de scolarité de nos compatriotes à l'étranger pour les classes de lycée. Cet engagement est donc mis en œuvre par le gouvernement", se contente de commenter le ministère.


En 2007, alors candidat à la présidence de la république, Nicolas Sarkozy avait écrit, dans une lettre destinée aux Français de l'étranger, qu'"il n'est pas normal qu'un enfant français soit exclu de notre système d'enseignement soit pour des raisons financières, soit pour des raisons géographiques". Il avait alors souhaité, en guise de "geste fort", que "la collectivité nationale" prenne en charge, dès la rentrée scolaire 2007, la scolarité dans les lycées français à l'étranger, à compter de la classe de seconde.


L'Etat a finalement pris en charge, en 2007-2008, les frais de scolarité pour les seules classes de terminale. Il lui en a coûté 20 millions d'euros, a précisé Bernard Kouchner lors d'une audition au Sénat, en juillet. Le ministre des affaires étrangères a alors expliqué avoir "beaucoup de mal à convaincre" M. Sarkozy des "inconvénients" de la gratuité, notamment de la différence de traitement entre les Français en bénéficiant et les "locaux", et la quasi-disparition du système des bourses. Surtout, avait déploré M. Kouchner devant les sénateurs, "il y a des gens qui n'en avaient pas besoin", en référence à ces élèves de terminale qui ont bénéficié cette année de la gratuité alors que leurs parents disposaient de revenus annuels compris entre 500 000 et 2 millions d'euros.


Or, Nicolas Sarkozy souhaite bel et bien étendre ces mesures de gratuité : aux élèves de première cette année, à ceux de seconde l'an prochain, et ainsi de suite, jusqu'à couvrir l'ensemble des classes après la maternelle. Et le Canard enchaîné de souligner le coût "carabiné" de cette mesure qui va "surtout profiter aux plus aisés", et ce, alors que le gouvernement "ratiboise les effectifs des profs".

Monday, June 23, 2008

French Frigate to make port call in Sydney



French Frigate "Prairial" will make an official call in Sydney from Tuesday 24th to Sunday 29th June 2008.





The ship can be visited, on the condition of previous registration, by groups of 10 visitors maximum from Wednesday 25th of June.

The media will be welcomed on board, on the condition of previous registration. The commanding officer, Commander Benoît Rouvière, could participate to interviews on Tuesday 24th June 2008 between 3 and 5 pm.

On Saturday 28th June some crew members will move to Botany bay to participate in the celebration of the 220th anniversary of La Perouse’s landing. This celebration will be held at La Perouse monument in Front of La Perouse museum at 10 am.

Media contact: Consulate-General of France Press office Tel: (02) 9268 2417 Mobile: 0412 037 526 Fax : (02) 9268 2434 Email : presse@consulfrance-sydney.org