Monday, November 17, 2008

Bernard Kouchner s’exprime sur le budget 2009 de son ministère

M. Bernard Kouchner vient d’être auditionné par la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale dans le cadre de la discussion sur le budget 2009 de son ministère. Ceci permet de récolter un certain nombre d’informations intéressantes.


L’on apprend ainsi que 700 emplois seront supprimés dans son ministère dans les trois prochaines années, dans la mesure où sur 900 départs à la retraite sur la période, seuls 200 agents seront remplacés. Il se confirme aussi que les ambassades seront désormais réparties en trois catégories, allant par importance croissante des ambassades assurant une simple présence diplomatique à celles qui se concentreront sur des missions prioritaires, enfin à celles dotées de compétences élargies. Au passage le ministre nous indique que l’ambassade de France en Allemagne qui compte 400 agents, devrait voir ses effectifs diminuer de moitié.

En matière d’enseignement français à l’étranger, le ministre reconnaît que les frais de scolarité ont augmenté, et vont encore augmenter “de 6 à 7%”. Précision intéressante, il ajoute : “Nous nous efforçons de trouver un juste milieu entre la gratuité et le sacrifice des familles, même si cette mesure généreuse pénalise un peu les élèves locaux, ce qui n’est pas le but visé.”

Toujours sur le même sujet, M.Kouchner précise aussi :”L’enveloppe des bourses sera malheureusement limitée cette année ; avec 5 millions d’euros en moins, il sera extrêmement difficile de respecter les engagements présidentiels.”

Et il annonce une modification du système de prise en charge des écolages dans les classes de lycée :”Par souci élémentaire d’équité, nous souhaitons soumettre la mesure de gratuité de la scolarité à un double plafonnement. D’une part, le tarif de l’inscription sera plafonné au niveau du coût moyen d’un lycéen scolarisé en France, soit 7 000 ou 8 000 euros. D’autre part, l’exonération sera accordée en fonction du revenu parental, les associations proposant un plafond de 150 000 euros par an, ce qui me semble un peu élevé. ” Signalons au passage que nous ne connaissons pas les associations qui ont proposé un tel plafond, et que nous n’en faisons, bien entendu, pas partie!

Signalons enfin que le Ministre a assuré les députés que l’effort français en matière d’aide au développement serait maintenu, grâce à une “enveloppe supplémentaire de 90 millions d’euros”, obtenue “en dehors des arbitrages budgétaires, déjà clos”.

Vous pouvez télécharger le compte rendu de l’audition du ministre (5 novembre 2008).
Nul doute que l’on en apprendra plus sur ces différents points au fil du débat budgétaire, tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat.